Proposer une piscine à ses vacanciers, c’est aujourd’hui bien plus qu’un argument commercial pour un camping : c’est souvent une condition pour accéder au classement 4 ou 5 étoiles attribué par Atout France. Mais entre les exigences techniques d’une construction en béton projeté et un cadre réglementaire récemment renforcé, le projet mérite une préparation sérieuse. Tour d’horizon de ce qu’il faut avoir en tête avant de se lancer.
Un équipement stratégique dans un secteur de plus en plus exigeant
Le classement des campings repose sur une grille de plus de 200 critères. À partir de 4 étoiles, une piscine chauffée fait partie des attentes quasi incontournables des vacanciers. Pour les établissements 5 étoiles, elle fait même partie des services optionnels dont la mise à disposition est attendue au même titre que le tennis ou le spa. La piscine n’est donc plus un luxe : c’est un investissement structurant, directement lié à la montée en gamme de l’établissement et à sa capacité à attirer une clientèle plus exigeante.
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Dans ce contexte, s’appuyer sur un constructeur de piscine de camping qui maîtrise les contraintes spécifiques de ce type d’établissement devient un choix de raison autant que de confort.
Béton projeté : une technique robuste, mais réservée aux professionnels
La technique du béton projeté, aussi appelée gunite, consiste à projeter à haute pression un mélange de béton sur une armature métallique préalablement installée. L’opération de gunitage elle-même prend quatre à six heures pour une piscine de dimension courante, mais elle exige un matériel lourd : compresseur de grande capacité, distributeur de béton et canon à gunite. Ce n’est pas une technique accessible au bricolage.
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Le résultat est une coque monobloc extrêmement dense, capable de résister à des décennies d’utilisation intensive, avec une grande liberté de forme pour s’adapter aux contraintes de chaque terrain. Pour un camping recevant des centaines de baigneurs chaque été, c’est précisément ce niveau de robustesse qui fait la différence face à d’autres types de construction. Le revers : la projection génère beaucoup de poussière, et un revêtement étanche supplémentaire est nécessaire, ce qui alourdit le budget global. Un argument de plus pour confier le chantier à des équipes habituées à ces projets.
Réglementation : un cadre strict, encore renforcé fin 2025
Les piscines de camping relèvent juridiquement des piscines à usage collectif, telles que définies par le Code de la Santé Publique. À ce titre, elles sont soumises à des obligations précises, et le cadre réglementaire s’est encore durci avec le décret n° 2025-1285 du 19 décembre 2025 et ses arrêtés d’application, entrés en vigueur le lendemain. Ces textes clarifient notamment les responsabilités entre les Agences Régionales de Santé et les exploitants. Les terrains de camping sont explicitement classés parmi les hébergements touristiques marchands concernés, dès lors qu’ils accueillent plus de quinze personnes.
Côté sécurité, toute piscine enterrée doit depuis le 1er janvier 2024 être déclarée en mairie via le formulaire Cerfa n°13404*06, et être équipée d’un dispositif de sécurité normalisé contre les noyades (barrière, alarme, bâche NF ou abri). Le contrôle sanitaire est lui aussi exigeant : en Auvergne-Rhône-Alpes par exemple, l’ARS a effectué plus de 15 000 prélèvements sur près de 5 000 bassins collectifs en 2024. Un constructeur spécialisé dans les piscines d’hébergements doit donc maîtriser ce cadre autant que la technique de construction elle-même.
Pour un gestionnaire de camping, la piscine en béton projeté représente un investissement initial conséquent, mais une infrastructure pensée pour durer. À condition de s’entourer des bons interlocuteurs dès la conception.

