La législation n’impose pas de marquage au sol dans toutes les situations, mais partout où il s’impose, il dicte sa loi. Routes, parkings, entrepôts : impossible de s’y retrouver sans ces lignes de couleur tracées au cordeau. Pourtant, derrière chaque bande blanche ou flèche jaune, il y a un choix technique, une peinture adaptée, et tout un savoir-faire discret mais décisif pour la sécurité et la durabilité.
Les différents types de peinture à utiliser pour un marquage au sol
Que l’on veuille dessiner une place de parking ou assurer la signalisation d’une voie, il faut s’équiper de la peinture marquage au sol appropriée. Quatre grandes familles se distinguent, chacune avec ses avantages et ses usages : les peintures mono-composant, les formulations à 2 ou 3 composants, les peintures solvantées et les versions à base d’eau.
Les peintures mono-composant
Ici, simplicité maximale : un seul produit à manipuler, application rapide, pas de mélange fastidieux. On les utilise surtout dans les zones à faible passage ou pour des tracés qui n’ont pas à résister à un ballet quotidien de véhicules. En extérieur, le blanc domine, mais cette solution existe aussi pour l’intérieur.
Les peintures 2 ou 3 composants
Quand la résistance devient décisive, entrepôts, garages, axes routiers très fréquentés ou parkings chargés, les peintures à plusieurs composants s’imposent. Leur tenue dans le temps fait la différence, notamment face aux passages intensifs ou aux contraintes mécaniques. Ce type de peinture limite l’usure provoquée par le frottement des pneus, qui, à force de passages, effacent progressivement les marquages. Pour éviter de repeindre sans cesse, mieux vaut miser sur ce choix robuste.
Les peintures solvantées
Les peintures à base de solvant existent, mais elles suscitent la méfiance. Riches en composés organiques volatils (COV), elles posent des questions de santé et d’environnement. Leur utilisation reste possible, mais elle appelle à la prudence. Un équipement adapté s’impose : masque, gants, lunettes et combinaison couvrante deviennent non négociables. Le risque d’explosion ou d’incendie n’est pas une vue de l’esprit : ces produits demandent une application vigilante, idéalement par des professionnels aguerris.
Les peintures à base d’eau
Les formulations aqueuses tirent leur épingle du jeu. Leur impact limité sur l’environnement et la santé en fait une option de choix. Sur une surface humide, ces peintures accrochent bien et s’appliquent sans difficulté. Leur faible teneur en COV réduit les odeurs, leur séchage rapide simplifie la tâche, et le nettoyage des outils devient un jeu d’enfant. Avant de peindre, il reste toutefois indispensable de préparer le support avec un imprégnant, pour garantir l’adhérence et la tenue du marquage.
Les couleurs de peintures réglementaires pour un marquage au sol
Chaque teinte a son rôle, son message. Impossible de marquer sans respecter le code : la sécurité routière impose des couleurs précises, chacune porteuse d’un signal clair. Voici quelques exemples à connaître pour ne pas commettre d’impair lors de la réalisation d’un marquage au sol :
- Blanc RAL 9016 : signalisation générale
- Rouge RAL 3020 : danger, interdiction
- Jaune RAL : avertissement
- Bleu RAL 5017 : protection, obligation
- Vert RAL 6024 : direction, information
- Orange RAL 2009 : stockage chimique
- Noir RAL 9017 et gris RAL 7045 : effacement des lignes existantes
Certains sites recourent aussi à des codes bicolores, pratiques pour délimiter des zones de stockage ou signaler des passages dangereux directement au sol.
Quelques outils pour faire un marquage au sol
Pour réaliser un marquage précis et durable, il ne suffit pas d’avoir la bonne peinture : plusieurs outils se révèlent indispensables, que la peinture soit conditionnée en pot ou en bombe époxy. Voici les équipements à réunir avant de se lancer :
- Un pochoir de marquage, pour obtenir des tracés nets sans avoir à dessiner à main levée
- Un cordeau, pour aligner les lignes au millimètre
- Du ruban de marquage adhésif, afin de délimiter les zones à peindre et éviter les débordements
- Un traceur, garant d’un rendu professionnel
- Des miroirs de circulation, des clous de voirie et des ralentisseurs, pour avertir les usagers de la présence de travaux sur la chaussée
Un marquage au sol réussi ne doit rien au hasard. Il résulte d’un choix réfléchi de peinture, du respect des codes couleur, et d’outils adaptés. À chaque étape, la rigueur paie. Lignes nettes, couleurs bien choisies, sécurité accrue : la moindre bande blanche peut transformer la circulation d’un espace, et rappeler que la précision, sur le bitume, n’est jamais un détail.


