Avez-vous déjà entendu parler des CEE ou certificats d’économies d’énergie ? Ce dispositif en place depuis 2006 avec la loi POPE de 2005 vise à favoriser la transition énergétique. Qui est concerné, et que permettent ces certificats d’économie d’énergie ?
Une contrainte environnementale imposée à tous les fournisseurs d’énergie
Depuis plusieurs années, les fournisseurs d’énergie, électricité, gaz, chaleur, carburant, doivent chaque année démontrer qu’ils ont généré un certain volume d’économies. L’idée ? Fournir une quantité donnée de certificats d’économie d’énergie correspondant, de façon très concrète, à un nombre précis de kilowattheures non consommés. Ce quota varie selon ce qu’ils vendent. Pour atteindre ces objectifs, de nombreux acteurs proposent aux particuliers et pros des solutions ciblées pour réduire la facture énergétique : isolation, équipements modernes ou accompagnement dans les démarches de rénovation.
CEE : le côté pratique pour les consommateurs
Dans les faits, les particuliers, entreprises ou collectivités peuvent obtenir ces certificats lorsqu’ils réduisent de manière mesurable leur consommation, notamment grâce à des travaux d’amélioration énergétique.
Vous souhaitez remettre à niveau votre habitation pour consommer moins ? Vous pouvez alors prétendre à des CEE, autrement dit à une prime énergie versée par votre fournisseur qui récompense vos efforts pour la planète… et votre porte-monnaie.
Les démarches sont ouvertes à plusieurs types de chantiers. Voici les travaux qui donnent accès au dispositif :
- Isolation du logement, que ce soit la toiture, les murs, le plancher, la façade ou le remplacement de fenêtres.
- Installation d’appareils fonctionnant aux énergies renouvelables, tels que la pompe à chaleur, le chauffe-eau solaire ou thermodynamique.
- Ajout de systèmes pour mieux piloter la température, comme les robinets thermostatiques pour radiateurs.
- Remplacement du chauffage par un modèle plus économe en énergie, par exemple une chaudière gaz à condensation.
L’industrie, l’agriculture, le secteur tertiaire ou les transports ne sont pas mis de côté : toute une partie du tissu professionnel peut activer ce levier pour réduire sa consommation.
Prime CEE : qui y a droit et comment connaître le montant ?
Pour faire une demande, un critère géographique s’impose : il faut que le logement se trouve en France métropolitaine, peu importe s’il s’agit d’une résidence principale ou secondaire.
Un point de vigilance : les travaux doivent obligatoirement être menés par un artisan ou une entreprise disposant du label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Sans cet agrément, impossible d’obtenir la prime CEE, ni aucune autre aide liée à la performance énergétique.
S’ajoute une bonne nouvelle : cette prime peut se cumuler avec d’autres appuis, comme l’éco-prêt à taux zéro ou la subvention distribuée par l’ANAH via MaPrimeRénov’.
Avant toute démarche, il vous faudra préciser votre situation, la localisation et l’usage du logement, ainsi que la liste complète des travaux envisagés. Le montant attribué dépend de ces paramètres, mais aussi du niveau d’économie réellement atteint après les rénovations, vérifié lors de l’étude du dossier.
Une fois que tout est validé administrativement, libre à vous d’engager le chantier avec des professionnels certifiés. À la sortie, de meilleurs résultats sur la facture et un habitat qui promet de traverser l’hiver sans frisson.


